Où Guillaume et Adso jouissaient de l’agréable hospitalité de l’Abbé et de la conversation courroucée de Jorge.

Courte prière récitée avant le repas par les fidèles pour remercier Dieu des aliments qu’il leur donne.

Emprunté au latin benedicite, 2e personne du pluriel de l’impératif du latin benedicere (bénir) « veuillez bénir (ce repas) » (en s’adressant à Dieu), formule qui commence une prière, spécialement celle à laquelle elle a donné son nom.


Citation biblique, qui constitue également un chant liturgique : « Edent pauperes et saturabuntur et laudabunt Dominum qui requirunt eum vivent corda eorum in saeculum saeculi (Psaumes, 22:27), « Les pauvres mangeront et ils seront rassasiés, et ceux qui cherchent le Seigneur le loueront : leurs cœurs vivront dans toute l’éternité. » traduction de Sacy)

Le rite dominicain codifie les grâces chantées ante cenam et ante prandium, « avant le dîner et le déjeuner ». On trouve plus d’informations ici.


La citation complète est :

En latin En français
(…) cum risibile, vel risibilitas, proprium sit hominis a natura datum. Quomodo ergo eo uti non potuit ? Forte potuit sed non legitur eo usus fuisse. (…) étant donné que le risible ou la risibilité est donné par la nature comme un propre de l’homme. Comment donc a-t-il pu ne pas l’utiliser ? Peut-être l’a-t-il pu, mais on ne lit nulle part qu’il l’ait fait.

Verbum abbreviatum, LXVII, 175, dans Patrologie latine, t. 205, col. 203.

Parole attribuée à Pierre le Chantre, Petrus Cantor, par Jorge. Celui-ci ne retient que la deuxième phrase. Cantor concède que le Christ possédait la risibilitas, la capacité théorique de rire, sans l’avoir exercée toutefois. Le contexte est celui de la condamnation du rire, condamnation fondée sur l’argument bien connu : dans les Évangiles, le Christ n’a jamais ri, le rire est donc proscrit. Cette manière de raisonner n’est pas sans poser de problèmes : c’est oublier un peu rapidement la prescription dans Luc 6:21, « Heureux vous qui pleurez maintenant : vous rirez ». Le temps céleste, celui du Royaume divin, serait celui du rire. Il appartient à l’exégète de définir ce que recouvre ce rire.


« Mange, c’est cuit ». Le sel de la citation est expliqué par Guillaume peu après.

La citation exacte est :

En latin En français
Praefectus inuerti iubet,
tunc ille: ‘coctum est, deuora
et experimentum cape,
sit crudum an assum suauius!’
Le préfet donne l’ordre de le retourner
alors celui-là : « C’est cuit, et avale
et profite de goûter
si c’est meilleur cuit ou grillé.

Titre grec d’un recueil latin de poèmes composés en l’honneur des martyrs par le poète lyrique Prudence. On trouve dans ce recueil des narrations de supplices, de descriptions de catacombes, de discussions polémiques, des passions. L’hymne en l’honneur de la passion de Saint Laurent, dont il est question dans le texte, peut être trouvé en latin ici. Une édition en français, très commentée, est disponible ici : Les sept passions de Prudence, de Pierre-Yves Fuxe, Saint-Paul, 2003.


Citation biblique, chant liturgique (Psaumes 40:11-12).

En latin En français
Tu autem, Domine, miserere mei
et resuscita me,
et retribuam eis,
in hoc cognovi
quoniam voluisti me,
quoniam non gaudebit inimicus meus super me.
Mais vous, Seigneur, ayez pitié de moi,
et relevez-moi :
et je les comblerai en retour.
C’est en ceci que j’ai connu
que vous m’avez choisi :
en ce que mon ennemi ne se réjouira pas à mes dépens.

On reconnaît la bénédiction épiscopale : « Adiutorium nostrum in nomine Domini qui fecit caelum et terram », « Notre secours est dans le nom de l’Éternel, qui a fait les cieux et la terre. », Psaumes 124:8. L’art baroque, notamment en musique, a fréquemment repris ce psaume. On trouve ci-dessous une émouvante adaptation de Marc-Antoine Charpentier.